Mes Poèmes

Un trait tiré

 

J'ai tiré un trait

Sur les souvenirs qui m'ont fait pleurer,

Les amis perdus, les rêves envolés,

Les espoirs déçus, les projets ratés.

 

J'ai tiré un trait

Sur mes rêves d'enfant, 

De Prince Charmant,

De carrosse d'or, 

J'ai tiré un trait

Mais quand je m'endors

Rien n'est effacé

 

J'ai tiré in trait

Sur les rendez vous les nuits étoilées,

Les gentils mots doux, les baisers volés,

Les je t'aimerai j'ai tiré un trait 

 

J'ai tiré un trait

Sur ce qu'on m'a dit, sur ce qu'on m'a fait

En bien ou en mal,

Cà m'est bien égal

Mais quand je m'endors,

J'y pense encor

 

Qu'est-ce qu'un trait tiré

Quand un souvenir ne peut s'effacer

Qu'on trop rêvé, qu'on a trop donné

Qu'on a trop aimé, qu'on a trop pleuré

 

Qu'est ce qu'un trait tiré 

Sur des rêves d'enfants 

Pas devenu grand

Que je veux rester très longtemps encor

Mais quand je m'endors

J'ai les traits tirés....

 

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La Tendresse

 

Ce souffle, sur ma joue, qui balaie mes tourments,

Ces doigts qui, sur mes doigts, pianotent gentiment,

Ce regard, dans le mien qui me dit tant de choses

Ce coeur qui, sur mon coeur, avec douceur se pose.

 

Cette lampe qui brille au milieu de ma nuit,

Cette eau que j'ai puisé tout au fond de ton puit,

Ce moi qui n'est plus moi et qui est devenu nous,

Cet air que je respire et qui se fait plus doux

 

ces mots que tu murmures au milieu de ma joie

La chanson que tu chantes où se mêle ma voix.

Et ce ciel tout à coup qui redevient tout bleu

Quand je sais regarder au dedans de tes yeux.

 

Cette maison de pierre que tu as su bâtir

Que le temps ni les hommes ne sauront démolir

Et qui n'a jamais eu de murs ni de barrières

Mais un grand horizon sans nulle autre frontière

 

Ces moments partagés sans parfois rien se dire

Ces nuits où j'ai aimé te regarder dormir, 

Ce jour qui ne meurt pas mais qui renaît sans cesse

C'est tout cela, je crois, qu'on appelle la Tendresse !,,,,,,,,,

 

 

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Mon coeur volage

 

Je promenais mon coeur volage

De ville en ville, de gare en port

Et je déposais mes bagages

Suivant les fantaisies du sort.

Je commençais à ne plus croire

Que l'amour pouvait exister

Alors je me suis mise à boire

Pour tenter de tout oublier

 

Et ma vie s'en allait en miettes

Sur le comptoir de mes soupirs

Où la fumée des cigarettes

Noyait de bleu tous mes désirs

 

Mais de cavalcade en cavale 

Et de folie en déraison

Mon coeur avait encor plus mal

Sans pouvoir trouver la raison

 

Alors, tu es venu me prendre

Sans me demander mon avis

Et je t'ai suivi sans comprendre

Que j'allais te donner ma vie

 

Et tu as mis mon coeur en cage

Avec des barreaux si serrés

Qu'il a appris à être sage

Et ne plus jamais s'envoler !

 

 

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Vaine recherche

 

Dans mon désert de solitude

Où je traîne mes souvenirs

je cherche en vain la certitude

D'un amour qui ne peut finir

 

Las ! je ne vois que mirages

Et se perd peu à peu mon coeur

Où est donc la fin du voyage

Trouverais-je enfin le bonheur

 

Le bonheur ! cette fleur fragile

Qui jamais ne dure longtemps

Qui s'effrite comme l'argile

Pétrie par des doigts ignorants

 

Mes pas s'enfoncent dans le sable

D'une lente désillusion

Et ma vie devient une fable

Qui n'a ni rime ni raison.

 

Si pourtant je pouvais trouver

L'oasis que je cherche tant.

Y poser mon coeur fatigué

De n'avoir été qu'un errant

 

Toi que j'attends en vain

Pourquoi ne viens-tu pas

Me prendre par la main

Pour marcher à ton pas

Me donner ton sourire

Y noyer mon chagrin

Et dans tes yeux y lire

Le bonheur n'es pas vain

 

Le temps qui suit son cours

Et poursuit ses ravages

Me pose chaque jour

Une ride au visage.

 

Je ne veux plus chercher

Je ne veux plus courir

Je ne veux plus marcher

Et je me sens vieillir

 

Dans mon désert de solitude

Où s'évaporent mes illusions

J'aurais acquis la certitude

D''y perdre un jour toute raison

 

 

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La maison blanche

 

C'est une maison blanche déposée sur une île

Loin des gens, loin du bruit dans une endroit tranquille

Et toi, le vagabond, si tu viens en ces lieux,

<tu pourras y rester autant que tu le veux

Ici, la grande table est constamment garnie

Et les chambres, là haut, ne manquent pas de lit !

 

C'est une maison blanche avec des tuiles vertes

De nuit comme de jour, la porte reste ouverte

Il n'y a rien à voler mais il ya tout à prendre

Mais il ya surtout du bonheur à revendre

Et toi, le mal aimé, si tu y vas un jour

On te réapprendras à connaître l'amour

 

C'est une maison blanche aux murs couverts de lierre

Et toi, le malheureux, le tendre solitaire,

Tu peux y promener paisiblement ton coeur

Au milieu d'un jardin tout parsemé de fleurs.

Tu ne seras plus seul et sans autre manière

On te fera poser tes ennuis au vestiaire

 

C'est une maison blanche dans un endroit tranquille

J'y rêve bien souvent dans mon immense ville

Ecrasée par la foule, abrutie par le bruit

Je me suis fabriqué ce coin de Paradis

Et je sais qu'un jour, moi, le rêveur du Dimanche

Déposée sur une île, j'aurais ma maison blanche

 

 

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A quoi çà sert

 

A quoi ça sert, à quoi çà sert

Que l'on nous ait mis sur terre

Pour terminer en poussière

C'est galère !

 

A quoi l'on sert, à quoi l'on sert

Dans ce monde, cet univers

On sait pas trop quoi y faire

C'est galère !

 

Les fins de mois, c'est galère,

Un jour sans toi, c'est galère

Et toutes nos petites misères,

C'est galère !

 

Qu'est ce qu'on peut faire,

Qu'est ce qu'on peut faire

Pour éviter la haine, la guerre

Et pouvoir être heureux sur terre

Sans galère !

 

%oi, j(ai le coeur en bandoulière

Mais je sais que de, toute manière,

Ce qui nous sauvera toujours

C'est l'amour !

  

 

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Ode à l'amitié

 

Ô combien l'amitié est une douce chose

C'est en elle souvent que ton coeur se repose

Des peines et des tourments que te donne un amour

Quand tu vois qu'il entame son compte à rebours.

Qui sait, mieux qu'un ami, se pencher sur tes larmes

Et alors qu'en amour, tu te trouves sans armes

Sur une épaule amie tu viens te consoler

Pour oublier un peu ce qui t'as fait pleurer

 

Un ami ! c'est tout comme un feu de cheminée

Auprès duquel, parfois, tu viens te réchauffer

Quand, déçu de la vie et de ses oriflammes,

Tu as besoin de chaleur sans te brûler aux flammes.

Il partage tes joies et plus souvent tes peines,

Ecoute tes délires et en sourit à peine

Et quand tu as des soucis, il a aussi le don

D'effacer, de sa main, les rides sur ton front

Il peut te donner et ne demander rien

t'apporter son sourire et te rendre le tien

Et c'est le seul qui sait marcher à tes côtés

Sans pour cela, jamais, te monter sur les pieds

 

Oui, combien l'amitié est une belle chose,

Elle a le parfum rare et subtile de la rose,

Elle est douce et légère comme une pluie d'été,

Elle est comme un air pur qu'on aime à respirer.

Elle est une oasia au milieu du désert,

Elle est comme un printemps en plein coeur de l'hiver.

 

Elle est comme le vent quand il devient caresse,

Elle est comme un alcool qui ne donne pas d'ivresse,

Elle est comme une mer sous un ciel étoilé,

Elle est comme une fleur qui ne fane jamais

On l'appelle immortelle et si tu cherches un peu

Tu sauras la trouver en ouvrant bien les yeux.

 

Alors, si tu détiens cette ineffable chose

Ne la fait pas flétrir comme flétrit la rose.

De ton coeur, laisse donc la porte grand'ouverte

Et de ta cheminée, laisse flamber le feu.
Quelques soins attentifs y suffiront un peu.

Saches alors que tu as le bien le plus précieux

Conserves le, Ami, et tu seras heureux ! 

 

 

 

Le Bonheur

 

Un rayon de soleil qui vient sur mon balcon

La fleur épanouie d'un rameau desséché

Une brise légère qui caresse mon front

Et cette main tendue que l'on sait me donner

C'est le bonheur !

 

Cet oiseau qui s'envole tout là haut dans le ciel,

La chanson que j'entends qui vient je ne sais d'où,

Le murmure des eaux  si doux à mon oreille

L'écharpe qu'on a sut mettre autour de mon cou

C'est le bonheur !

 

Cet endroit si paisble où j'abrite mes jours

Oublier le passé pour un autre avenir,

Rester toujours soi-même sans fards et sans atours

Retenir le meilleur en écartant le pire.

C'est le bonheur !

 

Ce téléphone, un jour, qui se met à sonner,

Une voix bien connue résonne au fond de moi

Mais oui, c'est mon enfant, un de mes biens aimés

Ce moment si précieux qui me remplit de joie

C'est le bonheur !

 

Ce baiser d'amitié que je reçois soudain

Quand on sent que je pleure sans vouloir le montrer

Qu'importe donc alors ce que sera demain

L'amour que l'on me donne suffit à me combler

C'est le bonheur !

 

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Badinage mondain

 

Ah ! çà, Monsieur,  sont-ce là des façons 

De tourner, ainsi, autour de mon jupon !

Vous voulez, dites-vous, me conter fleurette !

Quittez donc alors un peu cet air bête 

Qui m'ennuie et ne sied pas vraiment

A tout homme qui veut se poser en galant

Et puis, je ne veux point écouter vos fadaises !

Laisez-moi donc, Monsieur, vous m'en verrez bien aise

 

Comment ! vous osez plaisanter ma manière !

Vous avez là, Monsieur, façon bien cavalière !

Vous m'en voyez choquée et, je vous en réponds, 

Vous allez, aussitôt, m'en demander pardon ! ...

Il est vrai qu'au sortir de déceptions cruelles

Je tends à dédaigner un peu la bagatelle

Mais, enfin, Monsieur, votre galanterie

Eut voulu qu'elle s'étonne et non pas qu'elle en rit

 

Allons, asseyez-vous et laissez-moi vous dire

Qu'après tout vous avez un très charmant sourire.

Je ne vous en veux point et, à la vérité,

Mon âme généreuse pardonne avec bonté.

Je me sens, à présent, ouverte à vos discours

Et je vous autorise à me faire la cour

Mais n'en abusez point et voyons donc un peu

Si, d'avec vos atouts, je trouverai beau jeu.

 

Pardon ? Que dites-vous ? ... Je ne fais pas mon âge !

Ah ! que vous avez là, Monsieur, charmant langage !

Et puis, ces jolies fleurs ! Sont-elles donc pour moi ?

Voilà que j'ai déjà le coeur tout en émoi

Et qu'un doux tremblement m'agite

Votre charme, Monsieur, me laisse fort séduite !

Mais.... Que faites-vous là ! Vous me baisez la main !

Vous partez donc déjà ! Vous verrais-je demain ?

 

Moi ! je serais toujours à la même place

Et je vous attendrai sans que mon coeur se lasse.

Non ! ne dites plus rien que je ne veuille entendre

Je crois que tel est pris qui croyait prendre.

Allez, vite, avant que je ne ressente

Que ce divin moment aussitôt passé

Vous m'avez, sûrement, déjà oublié

 

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Une bouture de Camélia

 

Un regard attentif dès le matin levé,

Découvrir sur les feuilles des gouttes de rosée,

La protéger alors du chaud soleil levant

Mais la poser en pleine lumière pourtant.

De plus, elle a besoin, pour s'épanouir,

De quelques attentions, d'un regard, d'un sourire

Et de beaucoup d'amour naturellement

Une caresse quelquefois

En l'effleurant du bout des doigts.

L'arroser suffisamment

Pour qu'elle pousse convenablement

Et lui parler, c'est important.

La sortir très souvent, hiver tout comme été,

Car elle a besoin d'air pour ne pas étouffer.

S'obliger à lui consacrer

Quelques minutes de son temps

Même si on est pressé ou alors fatigué

Car, sans tous ces ingrédients,

Apportés tous les jours

La bouture va se mourir un jour !

 

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 A suivvre...................